L'infini des montagnes

L'infini des montagnes
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Les m0ntagnes s0nt c0mme la vie
Une après l'autre, elles se différencies
C0te à c0te mais p0urtant unies,
L'une derrière l'autre mais p0urtant infinies...

- Klr -
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# Posté le mardi 23 août 2005 17:06

Modifié le vendredi 23 décembre 2005 06:35

Le phare des Sanguinaires

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[...]
Cela m'a rappelé tout à fait mes belles insomnies d'il y a trois ans, quand j'habitais le phare des Sanguinaires, là-bas, sur la côte Corse à l'entrée du golfe d'Ajaccio.
Encore un joli coin que j'avais trouvé là pour rêver et être seul.
Figurez-vous une île rougeâtre et d'aspect farouche ; le phare à une pointe, à l'autre une vieille tour génoise où, de mon temps logeait un aigle. En bas, au bord de l'eau, un lazaret en ruine, envahit de partout par les herbes ; puis des ravins, des maquis, de grandes roches, quelquers chèvres sauvages ; de petits chevaux corses gambadant la crinière au vent ; enfin là-haut, dans un tourbillon d'oiseaux de mer, la maison du phare, avec sa plate-forme en maçonnerie blanche, où les gardiens se promènent de long en large, la porte verte en ogive, la petite tour de fonte, et au-dessus la grosse lanterne à facettes qui flambe au soleil et fait de la lumière même pendant le jour... Voilà l'île des Sanguinaires, comme je l'ai revue cette nuit en entendant ronfler mes pins. C'était dans cette île enchantée qu'avant d'avoir un moulin j'allais m'enfermer quelquefois, lorsque j'avais besoin de grand air et de solitude.
Ce que je faisais ?
[...]

- Lettres de mon moulin, Alphonse Daudet -

PS : ce phare est réellement le phare des Sanguinaire, photo prise en été 2005
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Le phare des Sanguinaires

# Posté le mardi 23 août 2005 17:22

Modifié le mardi 23 août 2005 18:26

Ciel

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Ils regardaient monter en un ciel ignoré
Du fond de l'Océan des étoiles nouvelles.

- Les Trophées, J. M. de Heredia -
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Ciel

# Posté le mardi 23 août 2005 17:29

Modifié le vendredi 23 décembre 2005 06:36

Voyage

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____° Mais les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent
_______________________________° Pour partir ; coeurs légers, semblables aux ballons,
________° De leur fatalité jamais ils ne s'écartent,
______________________________________° Et, sans savoir pourquoi, disent toujours : Allons.

- Les Fleurs du mal, Charles Baudelaire -
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Voyage
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# Posté le mardi 23 août 2005 17:36

Modifié le vendredi 23 décembre 2005 06:36

Le vent

Le vent
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Le vent qui me glace est le même qui m'enlace. A la fois mûr et docile sur ma peau dure et subtile. Les secondes passent au rythme du vent qui casse mes rêves restés dans l'ombre, je les perd et dans le désespoir je sombre. Je cours, mais il me rattrape en vitesse, trop sourd pour entendre que ses lâmes me blessent. Il me fait tomber, je me relève. Je cours toujours. Ô, toi le vent qui soufflait sur mon visage une brise qui ravissait mon corsage, à présent tu m'insuffle la beauté d'un monde démesuré. Pourquoi m'abandonner, pourquoi me laissait mourir, pourquoi tu laisses couler ces larmes qui me font courir ? J'ai mal aux jambes, je tombe toujours, mais je me relève à nouveau, il me pousse à aller au dessus de mes forces, il arrache des morceaux de ma robe, mes cheveux m'aveuglent, je perd l'équilibre, et je me retrouve à terre. Je n'en peux plus, vent, je n'en peux plus maintenant, je ne peux plus courir, je suis épuisée, je me laisse mourir, tu m'as abandonnée...

- Klr -

# Posté le mardi 23 août 2005 17:48

Modifié le vendredi 23 décembre 2005 06:36